Procès des hockeyeurs : le verdict attendu le 24 juillet
La juge Maria Carroccia de la Cour supérieure de l’Ontario, qui préside le procès des cinq anciens membres d’Équipe Canada junior accusés d’agression sexuelle, compte rendre son verdict le jeudi 24 juillet. La magistrate en a fait l’annonce mardi, après avoir consulté la procureure ainsi que les avocats de la défense. Le procès, qui a connu de nombreux rebondissements, en est à sa dernière étape. Les avocats de la défense poursuivent leurs plaidoiries finales, amorcées lundi par Me David Humphrey qui représente Michael McLeod, l'un des accusés. Michael McLeod, Carter Hart, Cal Foote, Dillon Dubé et Alex Formenton font chacun face à un chef d’accusation d’agression sexuelle en lien avec les événements de cette nuit-là. M. McLeod fait aussi face à une accusation supplémentaire de participation à l'infraction d'agression sexuelle. Les cinq individus ont plaidé non coupables au début du procès. Le procès de (de gauche à droite) Dillon Dubé, Cal Foote, Alex Formenton, Carter Hart et Michael McLeod, accusés d'agression sexuelle, se déroule au palais de justice de London, en Ontario. Photo : Reuters / Carlos Osorio Comme l'a fait Me David Humphrey, trois autres avocats de la défense ont remis en question la crédibilité de la plaignante, dans leurs plaidoiries, mardi. Selon Me Daniel Brown, qui représente Alex Formenton, la plaignante Lorsqu’en 2019, la détective Steve Newton lui a appris que le Service de police de London allait clore l’enquête, notamment parce que les vidéos de surveillance de l’hôtel semblaient indiquer qu’elle n’était pas trop ivre pour ne pas pouvoir consentir à des actes sexuels, Daniel Brown est l'avocat d'Alex Formenton. Photo : Radio-Canada / Alexandra Newbould L’organisme a conclu un règlement à l’amiable avec la plaignante pour une somme non dévoilée. La révélation de cette entente par des médias a causé un tollé dans le monde sportif et politique canadien et a forcé le Service de police de London à rouvrir son enquête sur les allégations de la plaignante qu’elle avait fermée sans déposer d’accusations. Selon l’avocat, E. M. a aussi Me Brown accuse aussi la plaignante d’avoir Il a notamment souligné que questionnée au sujet de son poids, à l’époque de son viol collectif présumé, E. M. a répondu qu’elle pesait 120 livres (54,4 kilogrammes). Or, ses dossiers médicaux qu’elle avait eu l’occasion de consulter en se préparant au procès indiquaient qu’elle pesait 138 livres (62,6 kilogrammes). Elle avait été pesée à l’hôpital où la police lui avait conseillé de se rendre pour recevoir une trousse médico-légale, qui peut s’avérer une preuve forte pour les victimes d’agression sexuelle. On ne peut pas se fier à ce qu’elle dit sous serment. Avant la prise de parole de Me Brown, l’avocate de Carter Hart, Megan Savard, a pour sa part laissé entendre que la plaignante avait Megan Savard est l'avocate de Carter Hart, l'un des accusés. Photo : Radio-Canada / Alexandra Newbould Me Brown, Me Savard, ainsi que Lisa Carnelos, qui représente Dillon Dubé, soutiennent qu'E. M a consenti aux actes de nature sexuelle auxquels leurs clients ont pris part avec elle. Le consentement à des relations sexuelles avec un étranger est tout de même un consentement. Le consentement en état d'ébriété est un consentement. Le consentement à des relations sexuelles entre une femme et plus d'un homme est tout de même un consentement. Dans son témoignage, E. M. a indiqué que confrontée aux hockeyeurs qui lui réclamaient des actes sexuels, elle Dans sa plaidoirie toutefois, Me Carnelos rappelle qu'à un certain moment dans la soirée, la plaignante a tenu à échanger en français avec un hockeyeur francophone qui était présent dans la chambre, mais n'est pas l'un des cinq accusés. E. M. a confirmé être bilingue, mais a dit qu'elle est généralement plus timide lorsqu'elle parle français. Il s'agit là d'un autre élément de preuve circonstancielle que son esprit était dans cette pièce, qu'elle n'était pas menacée et que, pendant cette interaction, elle s'est amusée. Lisa Carnelos est l'avocate de Dillon Dubé. Photo : Radio-Canada / Alexandra Newbould Me Carnelos doit poursuivre sa plaidoirie mercredi matin. Elle sera suivie par Julianna Greenspan, l'avocate de Cal Foote et par la procureure Meaghan Cunnigham. Après la plaidoirie de la procureure, les avocats de la défense auront une dernière fois la chance d'y réagir avant que la juge Carroccia ne prenne le dossier en délibéré. 
La plaignante a
créé un mensonge
et menti sous serment
a créé un mensonge
au sujet de son viol collectif présumé. sa quête de justice ne faisait que commencer
.
Elle voulait de l’argent. Elle voulait beaucoup d’argent. Elle voulait 3,5 millions de dollars
, accuse Me Brown, faisant allusion à la somme que réclamait la plaignante dans sa poursuite intentée notamment contre Hockey Canada.Le règlement a eu lieu assez rapidement. Et peut-être que c’est pour éviter que [sa version des faits] soit examinée de plus près qu’elle a accepté ce règlement rapidement
, affirme Me Brown.menti au sujet de son état d’ébriété
et s’est servi de ce prétexte comme une béquille pour expliquer l’inexplicable
.menti sous serment
pendant son témoignage au procès.Des tendances révisionnistes
des tendances révisionnistes
et qu’au cours des sept dernières années, sa version de faits changeait lorsque la plaignante était confrontée à de nouveaux obstacles
.Je m’y reconnais. Nous le faisons fréquemment comme avocats. Mais un témoin ne devrait pas le faire
, note Me Savard.
Aucun des témoins ne corrobore l'atmosphère oppressante qui, selon E. M., régnait dans la pièce,
avance Me Brown. L'échange en français,
un autre élément de preuve
s'était renfermée et avait laissé [son] corps faire ce qu'il fallait pour être en sécurité
.Elle avait bu et voulait parler français, avoir une conversation avec lui, pratiquer son français,
note Me Carnelos devant la juge. 
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